En 2010, le restaurant Noma frappe fort : première place du classement mondial The World’s 50 Best Restaurants. Ce n’est pas un simple coup d’éclat : l’adresse danoise va répéter l’exploit à plusieurs reprises lors de la décennie suivante, se posant en pilier d’un palmarès pourtant réputé pour sa volatilité. Là où d’autres disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus, Noma s’ancre dans la légende.Porté par cette reconnaissance, le destin de Noma n’est pas une addition de trophées, mais le parcours rare d’un établissement devenu référence mondiale, là où la performance se mesure à la longévité sur le devant de la scène gastronomique.
Pourquoi Noma fascine-t-il le monde de la gastronomie ?
Tout s’est joué à Copenhague, grâce à René Redzepi. Le chef a abattu les certitudes : ici, pas de menu figé, mais une carte mouvante dictée par les récoltes, les tempêtes, la lumière du nord. Herbes sauvages, baies, algues, légumes oubliés et crustacés pêchés tout près : rien n’est standard. Chaque plat entortille le temps, raconte la saison à ceux qui s’installent à table.
Mais l’impact de Noma va bien au-delà de la cuisine. C’est devenu un point de ralliement. Des chefs venus du monde entier, jusqu’aux curieux avertis, convergent pour s’imprégner de cette énergie contagieuse qui transcende la rigueur et la pose des grandes tables. Ici, on cultive la précision, mais sans froideur.
Deux étoiles au guide Michelin, des distinctions internationales à répétition… et surtout, le sacre jamais lassant du fameux classement : cinq fois Noma sur le fil, décrochant la palme mondiale en 2010, 2011, 2012, 2014, puis 2021. Peu d’établissements tiennent pareil rythme.
Que cherche-t-on, saison après saison, en revenant à Noma ? Certainement cette singularité : l’expérience immersive, la curiosité, l’audace. C’est un atelier vivant où cohabitent fermentation, pêche, cueillette, transformation continue. La démarche, radicale sans être inaccessible, attire chercheurs, chefs et gourmets épris de nouveauté.
Noma au palmarès : combien de fois le titre de meilleur restaurant lui a-t-il été décerné ?
Le parcours de Noma face au classement World’s 50 Best Restaurants force le respect : cinq sacres incontestables (2010, 2011, 2012, 2014 et 2021). Ce résultat le hisse dans le panthéon des tables d’exception, aux côtés de références que l’on ne présente plus.
À chaque édition, la concurrence était féroce : chefs nordiques, français, sud-américains, tous prêts à se réinventer pour séduire le jury. Pourtant, Noma parvient à garder le cap : là où le classement varie sans prévenir, il s’impose, ajoutant même une nouvelle corde à son arc à chaque renouvellement.
Pour mieux comprendre ce parcours, voici le détail des années marquantes :
- 2010 : Noma détrône El Bulli, et lance une nouvelle ère pour la gastronomie nordique.
- 2011-2012 : La consécration se confirme, le style Redzepi devient un modèle mondial.
- 2014 : Quatrième titre, qui valide l’audace du chef et de son équipe.
- 2021 : Retour fulgurant, quelques années après un repositionnement audacieux.
Cette régularité étonne, même dans un secteur friand de nouveautés. La reconnaissance par le guide Michelin et les prix multiples soulignent l’unicité de la démarche : ne jamais céder à la facilité ni à la répétition. Le décompte des prix, derrière les chiffres, raconte une exigence totale et la volonté de repousser les limites de l’art de la table.
Un concept en perpétuelle évolution : de la table étoilée au bar à vins et burgers
Entre les murs sobres du restaurant de Copenhague, pas question de s’endormir sur ses lauriers. René Redzepi impose un rythme fait de ruptures : chaque nouvelle saison, chaque transformation du lieu vient bousculer l’expérience Noma. Impossible de s’installer dans une routine.
Le restaurant a multiplié les initiatives inédites : fermetures programmées, voyages à l’étranger pour des résidences temporaires à Tokyo, Sydney ou Tulum, nouvelles propositions… En 2020, le lieu surprend tout le monde : le temps d’un été, Noma se transforme en bar à vins et burgers, à ciel ouvert. Le contraste saisit : fini le menu dégustation traditionnel, place à la convivialité, menus accessibles et mood décontracté. Pari gagné : clients fidèles et curieux affluent.
Cette évolution s’incarne dans plusieurs concepts :
- Ouvertures sur des périodes courtes avec menus centrés sur les produits nordiques
- Résidences à l’étranger, collaborations rares et créations sur-mesure
- Incursions dans l’univers des bars à vins ou du service de rue, pour sortir du cadre
L’équipe ne se repose jamais : le guide Michelin confirme régulièrement sa fidélité à l’adresse. Noma s’affirme comme un véritable laboratoire, renouvelant sans cesse sa proposition et fidélisant une clientèle prête à revenir dès que le restaurant annonce un nouveau chapitre. Le lieu, depuis ses débuts, excite la curiosité et suscite l’attente de la prochaine invention.
Visiter Noma aujourd’hui : expérience, réservation et conseils pratiques
Passer la porte de Noma à Copenhague, c’est accepter de jouer le jeu d’une expérience calibrée dans les moindres détails. La bâtisse sur les quais de Christianshavn ne signe rien d’emblée, mais une fois à l’intérieur, tout s’orchestre sereinement, presque en silence : accueil chaleureux, attention portée à chaque geste, soin jusqu’à la présentation des plats.
Le menu dégustation, unique, valorise au mieux les saisons nordiques : plantes sauvages, ingrédients bruts, fermentations expérimentales. Même la vaisselle, pensée pour s’accorder aux assiettes, ajoute au sentiment d’essai grandeur nature. Mais avant même d’espérer goûter ce ballet, la réservation est un challenge : il faut s’y prendre trois mois à l’avance, jour et heure précise. Les tables partent sans délai.
Pour préparer une visite Noma dans de bonnes conditions, mieux vaut prendre en compte ces éléments :
- Réservation : ouverture du calendrier sur le site du restaurant, rapidité indispensable.
- Tarif : compter aux alentours de 500 € par personne, hors boissons.
- Ambiance : alliance subtile de raffinement nordique et de décontraction, aucune rigidité imposée.
L’accord mets et vins met en avant des bouteilles nature, parfois des boissons fermentées produites maison. Ceux qui planifient un séjour sur place gagneront à anticiper : la liste d’attente reste longue, preuve du rayonnement intact de la maison scandinave.
Sous la lumière nordique, derrière une porte discrète de Copenhague, Noma réaffirme à chaque service qu’il n’est pas un restaurant comme les autres. Un passage par ses tables relève du rituel pour qui cherche la surprise, l’inédit ou simplement, le goût d’un lieu qui ne cesse de se réinventer.


